digital city and virtual worlds

9.9.14

Parution du livre « Innover avec et par les imaginaires » le 18 septembre !!

J'ai le plaisir de vous annoncer la parution de l'ouvrage « Innover avec et par les imaginaires » que j'ai co-écrit avec Pierre Musso et Stéphanie Coiffier. Ce livre présente les concepts et les méthodes de la Chaire Modélisations des Imaginaires, Innovation et Création et sera disponible en librairie et sur le Web dès le 18 septembre 2014.



Quatrième de couverture : L’imaginaire, complément du rationnel et du réel, est une matière première pour l’innovation. Celle-ci se produit quand l’alliage des imaginaires et des connaissances arrive à maturité. Par le dialogue et la collaboration entre scientifiques, artistes et industriels, la Chaire de recherche « Modélisations des imaginaires, innovation et création » défriche ce nouveau chantier théorique et expérimental. Cet ouvrage présente les concepts et les méthodes construits et mis en oeuvre dans cette démarche exploratoire. Titre : Innover avec et par les imaginaires.

Auteurs : MUSSO Pierre, COIFFIER Stéphanie, LUCAS Jean-François
Editeur : Manucius Collection : Modélisations des imaginaires
Format : 10x15,5 / 138 pages
ISBN : 978-2-84578-434-5
Prix : 10 euros


Ci-dessous, la présentation du livre lors de l'émission "Les Nouveaux chemins de la connaissance" sur France Culture (émission du 09/09/14).

26.6.14

ExtraPolis, un tableau augmenté interactif, au Rize à Villeurbanne du 1 au 3 juillet 2014

"À l’occasion des 80 ans des Gratte-ciel, le Rize (Villeurbanne) a donné carte blanche à des étudiants d’écoles d’arts et d’architecture de l’agglomération lyonnaise (école nationale d’architecture, école de dessin Émile Cohl, école spécialisée en art mural éCohleCité) pour livrer leur vision d’une utopie réalisée"(1).
Dans ce cadre, le "tableau augmenté interactif" Extrapolis sera exposé du 1er au 3 juillet.

Source et crédits : http://www.theoriz.com

"L’humain façonne la ville, la ville façonne l’humain. 

Brisant les frontières entre les différents supports de l’image, Extrapolis plonge le spectateur dans une ville en perpétuel mouvement. L’univers créé perturbe les repères du spectateur et propose une expérience sensorielle. A la fois observateur et observé, le passant contemple une cité fantasque qui prend vie sous ses yeux et dont il pourrait bien être le protagoniste. Continuellement filmé, traité et re-traité, calculé, analysé, notre rapport à l’image est ambigu. Cela nous attire, nous amuse et nous inquiète en même temps. A travers une recherche conceptuelle sur la morphologie de la ville, Extrapolis propose tout simplement un questionnement sur notre identité" (2).


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Sources et crédits
(1) Le site "Le Rize" : http://lerize.villeurbanne.fr
(2) Présentation d'ExtraPolis : http://www.aadn.org/nos-creations/extrapolis

18.6.14

Colloque International: Les Arts Immersifs

Colloque International: Les Arts Immersifs 
Interactions, Imsertions, Hybridations des Corps Pluriels 

25 juin 2014 Amphithéâtre Cuenot, 
Musée Aquarium de Nancy


La présence du corps dans l'oeuvre ne doit pas être confondue avec les effets de cette présence (J. Feral, éd., 2012) dans le corps lui-même. Si les arts numériques ont été les premiers à fondre le participant dans le dispositif par l'interaction avec des interfaces, les arts immersifs (Bernars, Bouko éds., 2012) accomplissent un engagement corporel supplémentaire: l'immersion sollicite la profondeur du corps en l'activant par empathie, extase et vertige (Andrieu, 2014), parfois malgré la conscience et la volonté, tandis que l'art numérique maintient l'interface physique comme le moyen spatial de faire produire l'oeuvre par le corps de l'artiste ou du spectateur.

Les arts numériques restent un art du corps conscient qui joue de l'image par l'interface du corps physique avec des avatars qui le déplacent dans le réseau. Ils ne présentent pas d'intérêt pour l'expérience corporelle que s'ils peuvent, comme dans nombre de dispositifs, toucher l'inconnu du sujet, spect-acteur et artiste, comme les images interactives des vidéo (Pérény, 2013). Les arts immersifs apparaissent dès lors comme des dispositifs expérientiels (Boellstorff, 2013) où le rapport frontal entre l'oeuvre et le spectateur est exclus, impliquant d'avantage un positionnement central de l'individu dans le dispositif. Ce dernier passe donc de spectateur passif à un participant actif, ou plus spécifiquement un immersant éprouvant le sentiment de présence de l'avatar (Depraz, 2012).

L'art de s'immerger (Andrieu éd., 2014) implique un passage de l'immersion jusqu'à l'incorporation (Calleja, 2011): le corps est modifié de l'intérieur moins dans une mutation que dans un mouvement du vivant dans notre corps. 

A travers quatre axes, nous nous attachons à décrire ce qui émerge des corps immergés à travers des dispositifs volontaires mais aussi grâce à des émersions involontaires dans le corps de sensations, d'impressions, d'affects et d'images.


Crédits textes et images : http://artsimmersifs.wix.com/arts-immersifs

10.6.14

Colloque « Penser l’espace en sociologie »

Le 3 juillet prochain, mon texte intitulé « Le rôle de l’espace dans le maintien durable d’un collectif. L’exemple des pratiques sociales des avatars dans les villes de Second Life » sera présenté au colloque « Penser l'espace en sociologie ». 


Ce colloque est organisé par le Comité de recherche « Sociologie urbaine : villes, sociétés et action publique » de l’AISLF et l’UMR CITERES (7324) – Equipe COST, en partenariat avec le Centre Max Weber et le Lab’Urba.  

Il se déroulera à Tours les 3 et 4 Juillet 2014 : Université de Tours, 3 rue des tanneurs, 37000 Tours.



Ce colloque vise à reprendre une question très présente chez certains pères fondateurs de la sociologie, à l’origine de plusieurs courants forts de la sociologie urbaine française, mais quelque peu délaissée depuis, celle du rapport entre sociétés et espaces. Cette question a été au cœur de la pensée de grands sociologues français ou francophones (Henry Lefebvre, Raymond Ledrut, Henri Raymond puis Jean Remy notamment). Elle nous revient par l’intermédiaire de chercheurs anglo-saxons, relecteurs d’Henry Lefebvre, et d’une chercheuse allemande qui propose la constitution d’une sociologie de l’espace : Martina Löw (auteure de Raumsoziologie, paru en 2007). Ces sociologues de l’espace, fortement inspirés par leur culture philosophique, ont eu le mérite d’affirmer qu’une théorisation de l’espace devait être au centre de la sociologie urbaine et de la sociologie en général. C’est cette réflexion que nous souhaitons reprendre aujourd’hui, en montrant ce qui fait son actualité.
Notre interrogation sur le couple espace/sociologie émerge d’un champ particulier de la sociologie, la sociologie urbaine, qui s’est nourrie de travaux dont l’espace est l’objet. Citons notamment : Espace et théorie sociologique de Jean Remy ; L’espace en question de Raymond Ledrut (1976) ; La production de l’espace de Henri Lefebvre ; L’architecture, les aventures spatiales de la raison de Henri Raymond (1984). Elle naît de la confrontation permanente à la question de l’espace, à la fois empirique et conceptuelle, interne à la sociologie urbaine. Mais elle est aussi liée à la nécessité de repenser sans cesse l’espace en relation avec les autres disciplines qui accordent à cet enjeu la même prééminence.


Toutes les infos + le programme ici : http://citeres.univ-tours.fr/spip.php?article2012
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L’inscription est gratuite mais obligatoire et à renvoyer avant le 23 juin.
Bulletin d'inscription disponible ici : http://citeres.univ-tours.fr/spip.php?article2012

10.4.14

Prochaine intervention : "Le projet ‘‘Magic Ring’’ : analyse quali-quantitative des pratiques spatiales des avatars de Second Life"




Le 6 Mai prochain, j'interviendrai sur « Le projet ‘‘Magic Ring’’ : analyse quali-quantitative des pratiques spatiales des avatars de Second Life » lors du séminaire MIC (Méthodes de recherche sur l’information et la communication). 


Mardi 6 Mai 2014 
14h-17h

62 boulevard de Sébastopol, 
Paris 75003 

Le séminaire se déroule dans les locaux de l’Institut du Management de l’Information (IMI) de l’Université de technologie de Compiègne. Il est organisé et animé par Hélène Bourdeloie (Maître de conférences, Labsic, Université Paris 13, chercheuse associée au laboratoire Costech, UTC) et David Douyère (Maître de conférences, Labsic, Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité).

J'interviendrai aux côtés de mon collègue Etienne Armand Amato, qui nous parlera des « Protocoles descriptifs et exploratoires des univers jouables par l’ethnographie et la recherche-création ».


Argumentaire du séminaire


Les publications et les communications, de par leur format propre, laissent souvent peu de place à une présentation détaillée des méthodologies employées, et rarement à une discussion des difficultés rencontrées, laissant ainsi « les méthodes » de la recherche dans l’obscurité des travaux, individuels ou d’équipe, ou formalisées dans les manuels de recherche.

La diversité des méthodes développées dans la recherche sur l’information et la communication, phénomènes mêlés et indissociables, nous a donc semblé appeler un espace de réflexion et d’échange qui permette de rendre visibles les « façons de faire » développées en recherche, et ce quels qu’en soient le champ et le cadre théorique de référence.

Ce séminaire entend par conséquent proposer un espace de dialogue et de rencontre sur les façons d’étudier les phénomènes d’information et de communication. Et puisque les méthodes constituent également un enjeu théorique, ce séminaire a aussi pour vocation d’interroger l’épistémologie de l’information et de la communication, au principe de ces enjeux.

Les méthodes de recherche s’inscrivent bien évidemment dans des communautés de recherche – voire des courants de pensée –, des espaces de socialisation, de reconnaissance et de publicisation : la méthode est aussi affaire de conventions et de langage, sinon de pouvoir.

Il ne nous appartient pas ici de valider un type de méthodes. Parler de méthodes n’a pas pour objectif d’opposer – et encore moins d’imposer – une scientificité à une autre, ni de déjouer la scientificité des travaux présentés, mais de montrer suivant quelle scientificité propre les recherches menées sur l’information et la communication se déploient.

Il demeure en effet important, pour notre champ de recherche, de savoir et de comprendre « comment les choses sont faites », de quelles façons les travaux sont menés, autant que de savoir à qui ils se réfèrent et à quoi ils aboutissent.

Il nous paraît essentiel en effet que soient exposées et discutées les façons de faire de la recherche (position du chercheur et réflexivité, mode de recueil et d’interprétation des données, collecte, entretiens, analyse de documents, observation, analyse quantitative, webométrie, analyse d’images, action et intervention, expérimentation, modélisation, etc.), dans leur diversité, que soient évoqués les inévitables biais des méthodes utilisées afin de comprendre les modalités spécifiques des recherches conduites.

Cet espace commun de réflexion sur la méthodologie de la recherche sur l’information et la communication entend donc croiser des regards et des postures méthodologiques à propos de collectes et analyse de données, médias, discours, dispositifs techniques, organisations, institutions culturelles, pratiques sociales, signes, langage, politique, actions de communication… quel que soit le champ théorique d’inscription de la recherche (sciences de l’information, socio-économie, économie politique de la communication, sociologie de la communication, étude des médias, sociologie du journalisme, analyse de discours, sémiologie et sémiotique, cultural studies, gender studies, multimédia, web sciences, sémio-pragmatique, histoire, médiologie, cognition, anthropologie, etc.).

Il nous importe en effet de discuter des méthodes de recherche et des postures épistémologiques des chercheurs face à ces questions, en vue de produire ensemble quelques éclaircissements sur la science telle qu’elle se dit et se construit, et telle que nous la pratiquons.