digital city and virtual worlds

26.6.14

ExtraPolis, un tableau augmenté interactif, au Rize à Villeurbanne du 1 au 3 juillet 2014

"À l’occasion des 80 ans des Gratte-ciel, le Rize (Villeurbanne) a donné carte blanche à des étudiants d’écoles d’arts et d’architecture de l’agglomération lyonnaise (école nationale d’architecture, école de dessin Émile Cohl, école spécialisée en art mural éCohleCité) pour livrer leur vision d’une utopie réalisée"(1).
Dans ce cadre, le "tableau augmenté interactif" Extrapolis sera exposé du 1er au 3 juillet.

Source et crédits : http://www.theoriz.com

"L’humain façonne la ville, la ville façonne l’humain. 

Brisant les frontières entre les différents supports de l’image, Extrapolis plonge le spectateur dans une ville en perpétuel mouvement. L’univers créé perturbe les repères du spectateur et propose une expérience sensorielle. A la fois observateur et observé, le passant contemple une cité fantasque qui prend vie sous ses yeux et dont il pourrait bien être le protagoniste. Continuellement filmé, traité et re-traité, calculé, analysé, notre rapport à l’image est ambigu. Cela nous attire, nous amuse et nous inquiète en même temps. A travers une recherche conceptuelle sur la morphologie de la ville, Extrapolis propose tout simplement un questionnement sur notre identité" (2).


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Sources et crédits
(1) Le site "Le Rize" : http://lerize.villeurbanne.fr
(2) Présentation d'ExtraPolis : http://www.aadn.org/nos-creations/extrapolis

18.6.14

Colloque International: Les Arts Immersifs

Colloque International: Les Arts Immersifs 
Interactions, Imsertions, Hybridations des Corps Pluriels 

25 juin 2014 Amphithéâtre Cuenot, 
Musée Aquarium de Nancy


La présence du corps dans l'oeuvre ne doit pas être confondue avec les effets de cette présence (J. Feral, éd., 2012) dans le corps lui-même. Si les arts numériques ont été les premiers à fondre le participant dans le dispositif par l'interaction avec des interfaces, les arts immersifs (Bernars, Bouko éds., 2012) accomplissent un engagement corporel supplémentaire: l'immersion sollicite la profondeur du corps en l'activant par empathie, extase et vertige (Andrieu, 2014), parfois malgré la conscience et la volonté, tandis que l'art numérique maintient l'interface physique comme le moyen spatial de faire produire l'oeuvre par le corps de l'artiste ou du spectateur.

Les arts numériques restent un art du corps conscient qui joue de l'image par l'interface du corps physique avec des avatars qui le déplacent dans le réseau. Ils ne présentent pas d'intérêt pour l'expérience corporelle que s'ils peuvent, comme dans nombre de dispositifs, toucher l'inconnu du sujet, spect-acteur et artiste, comme les images interactives des vidéo (Pérény, 2013). Les arts immersifs apparaissent dès lors comme des dispositifs expérientiels (Boellstorff, 2013) où le rapport frontal entre l'oeuvre et le spectateur est exclus, impliquant d'avantage un positionnement central de l'individu dans le dispositif. Ce dernier passe donc de spectateur passif à un participant actif, ou plus spécifiquement un immersant éprouvant le sentiment de présence de l'avatar (Depraz, 2012).

L'art de s'immerger (Andrieu éd., 2014) implique un passage de l'immersion jusqu'à l'incorporation (Calleja, 2011): le corps est modifié de l'intérieur moins dans une mutation que dans un mouvement du vivant dans notre corps. 

A travers quatre axes, nous nous attachons à décrire ce qui émerge des corps immergés à travers des dispositifs volontaires mais aussi grâce à des émersions involontaires dans le corps de sensations, d'impressions, d'affects et d'images.


Crédits textes et images : http://artsimmersifs.wix.com/arts-immersifs

10.6.14

Colloque « Penser l’espace en sociologie »

Le 3 juillet prochain, mon texte intitulé « Le rôle de l’espace dans le maintien durable d’un collectif. L’exemple des pratiques sociales des avatars dans les villes de Second Life » sera présenté au colloque « Penser l'espace en sociologie ». 


Ce colloque est organisé par le Comité de recherche « Sociologie urbaine : villes, sociétés et action publique » de l’AISLF et l’UMR CITERES (7324) – Equipe COST, en partenariat avec le Centre Max Weber et le Lab’Urba.  

Il se déroulera à Tours les 3 et 4 Juillet 2014 : Université de Tours, 3 rue des tanneurs, 37000 Tours.



Ce colloque vise à reprendre une question très présente chez certains pères fondateurs de la sociologie, à l’origine de plusieurs courants forts de la sociologie urbaine française, mais quelque peu délaissée depuis, celle du rapport entre sociétés et espaces. Cette question a été au cœur de la pensée de grands sociologues français ou francophones (Henry Lefebvre, Raymond Ledrut, Henri Raymond puis Jean Remy notamment). Elle nous revient par l’intermédiaire de chercheurs anglo-saxons, relecteurs d’Henry Lefebvre, et d’une chercheuse allemande qui propose la constitution d’une sociologie de l’espace : Martina Löw (auteure de Raumsoziologie, paru en 2007). Ces sociologues de l’espace, fortement inspirés par leur culture philosophique, ont eu le mérite d’affirmer qu’une théorisation de l’espace devait être au centre de la sociologie urbaine et de la sociologie en général. C’est cette réflexion que nous souhaitons reprendre aujourd’hui, en montrant ce qui fait son actualité.
Notre interrogation sur le couple espace/sociologie émerge d’un champ particulier de la sociologie, la sociologie urbaine, qui s’est nourrie de travaux dont l’espace est l’objet. Citons notamment : Espace et théorie sociologique de Jean Remy ; L’espace en question de Raymond Ledrut (1976) ; La production de l’espace de Henri Lefebvre ; L’architecture, les aventures spatiales de la raison de Henri Raymond (1984). Elle naît de la confrontation permanente à la question de l’espace, à la fois empirique et conceptuelle, interne à la sociologie urbaine. Mais elle est aussi liée à la nécessité de repenser sans cesse l’espace en relation avec les autres disciplines qui accordent à cet enjeu la même prééminence.


Toutes les infos + le programme ici : http://citeres.univ-tours.fr/spip.php?article2012
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L’inscription est gratuite mais obligatoire et à renvoyer avant le 23 juin.
Bulletin d'inscription disponible ici : http://citeres.univ-tours.fr/spip.php?article2012